ORIENTATIONS 2015 – 2017 POUR LE REPTA :

Les priorités liées à la Charte guideront les orientations du REPTA : Les exclus, le non formel, le milieu rural, le milieu pérurbain (en particulier enfants des rues), l’Afrique subsaharienne.

Pour prolonger son action dans le contexte pour l’éducation pour tous et tout au long de la vie ci-avant évoqué, le REPTA se propose également de :

 Agir pour l’éducation et la formation des adultes, et en particulier des femmes, comme levier pour favoriser l’éducation des plus jeunes : l’éducation tout au long de la vie comme un levier pour l’éducation pour tous. Agir pour l’alphabétisation, la formation professionnelle, …

 Agir pour l’apprentissage et l’entrée des jeunes et des femmes dans la vie active et dans la vie sociale, en partenariat avec des entreprises, des collectivités territoriales et des associations africaines et françaises.

 Agir pour renforcer les compétences et les moyens des acteurs de la société civile et d’un développement local durable et pérenne, pour mieux contribuer à l’éducation pour tous.

APPROCHE OPERATIONNELLE

Priorité N° 1 : Renforcer la présence du REPTA auprès des instances, organisations, …, en France et en Afrique. Elargir nos relations aux différents ministères concernés.

Priorité N° 2 : Renforcer les relations et développer des projets concrets avec les organisations membres et partenaires du REPTA et développer en particulier les relations avec les associations locales en France et en Afrique.

  • Développer des micros projets pour l’apprentissage et l’entrée dans la vie active au Mali, Niger, Bénin, Sénégal, Burkina Faso et Madagascar.

Priorité N° 3 : Améliorer l’accompagnement des acteurs et des actions mises en œuvre et favoriser la mise en réseau (appui sur place et à distance) :

  • Utiliser le numérique comme outil de communication, en particulier avec les pays en crise.

  • Visites régulières par site ou par secteur d’activités.

  • Mobilisation des compétences locales.

  • Organisation de réunions thématiques.

  • Partage et analyse d’expériences.

  • Mise en place de centres de ressources de proximité.

Priorité N° 4 : Mobiliser les acteurs de REPTA en France et en Afrique, lors d’évènements internationaux, notamment :

  • Journée internationale de l’alphabétisation.

  • Journée internationale de la femme.

  • Semaine de la Solidarité Internationale.

Priorité N° 5 : Renforcer l’organisation et le fonctionnement du REPTA.

  • Promouvoir l’initiative et l’organisation collective par l’appui, le soutien et la formation des acteurs, en France et en Afrique, y compris des membres du REPTA.

  • Organiser des temps d’échanges réguliers avec les responsables pays pour mieux appréhender la réalité et les expériences conduites dans les pays, en dégager « l’exemplarité » et nourrir la réflexion des instances du REPTA.

  • Rendre plus lisible les compétences du REPTA, y compris africaines ; mieux afficher notre expertise pour être sollicité.

  • Mettre en place et animer le conseil d’orientation.

  • Développer la présence du REPTA dans les régions françaises pouvant aller jusqu’à la mise en place de délégations régionales.

Priorité N° 6 : Pérenniser le réseau en particulier dans ses composantes ressources humaines et financières.

  • Mobiliser de nouveaux membres – personnes physiques – pour renforcer l’action du REPTA en France et en Afrique.

  • Etudier de nouvelles modalités de partenariat avec les collectivités territoriales et les entreprises.

  • Rechercher des financements diversifiés, y compris en réalisant des prestations mobilisant les compétences du REPTA et de ses membres.

 

Éléments de contexte pour les orientations 2015-2017

La Déclaration de Kigali (Rwanda) du 11 février 2015 :

S’inspirant des évaluations des réalisations et défis de la mise en œuvre de l’Éducation pour Tous (EPT) et de la seconde décennie de l’Éducation pour l’Afrique, les Ministres de l’éducation de l’Afrique subsaharienne, de représentants des agences des nations unies, des organisations de la société civile, des partenaires au développement, de organisations d’enseignants et de parents, des représentants de la jeunesse ont constaté l’inachèvement des agendas d’éducation et décidé de revisiter les priorités, stratégies et cibles pour le post 2015.

Ils retiennent pour nouvel objectif général : « Assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour tous ».

Ils proposent en conséquence les nouvelles perspectives de l’Afrique pour l’agenda de l’éducation post 2015, les domaines d’action prioritaires au niveau régional et les nouvelles cibles de l’agenda pour le prochain sommet de septembre 2015.

Huit domaines cibles de l’agenda pour l’éducation en Afrique sont retenus :

Accès équitable et inclusif pour tous :

« Chaque enfant, chaque jeune et chaque adulte, y compris ceux des minorités et des groupes les plus défavorisés, achèvent une éducation de qualité, depuis l’Education et la Protection de la Petite Enfance (EPPE) jusqu’à l’enseignement supérieur, avec au moins une éducation de base gratuite et obligatoire de 9-10 ans ».

Inclusion, équité et égalité des genres :

« Mettre la priorité sur les besoins des plus vulnérables et des groupes les plus défavorisés de la société et les exclus des systèmes scolaires ».

« Développer des options souples d’éducation pour ces populations situées dans des zones difficiles d’accès et/ou qui ont des besoins spécifiques ».

Enseignants et enseignements :

« Reconnaissant l’impact de la qualité des enseignants sur l’équité et les résultats d’apprentissage, et prenant note de l’insuffisance d’enseignants formés et qualifiés, des faibles statuts et motivation, et des normes souvent faibles en matière de formation, d’appui et de certification, nous affirmons le besoin de politiques enseignantes holistiques, et appelons à une action concertée pour augmenter les investissements pour la formation, le recrutement, l’affectation, la gestion, l’évaluation et le développement professionnel continu et le bien-être social accru des enseignants à tous les niveaux d’enseignement, aussi bien formel que non-formel ».

« Nous encourageons par ailleurs l’innovation dans l’éducation des enseignants et dans les pratiques pédagogiques, dont l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et de la formation à distance ».

Qualité de l’éducation et résultats d’apprentissage :

« Promouvoir l’utilisation des langues africaines et le multilinguisme à tous les niveaux en définissant différents modes d’apprentissage ».

« Entreprendre des approches innovantes en utilisant notamment les TIC ».

Sciences, technologie et développement des compétences :

« Une emphase particulière sur la jeunesse, les filles et les groupes marginalisés ».

« Renforcer la recherche, l’enseignement et l’apprentissage des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, à tous les niveaux d’enseignement, aussi bien dans l’éducation formelle, non-formelle et informelle, avec des liens dynamiques vers les secteurs sociaux, productifs et de services ».

« La reconnaissance des compétences et des acquis apprentissage préalablement acquis en dehors du système formel ».

Éducation pour le développement durable (EDD) et à la citoyenneté mondiale (ECM) :

«  Nous décidons d’institutionnaliser l’EDD-ECM dans l’éducation formelle, non formelle et informelle notamment par : a) la promotion d’une approche humanisme de l’éducation (l’esprit Ubuntu) qui renforcent entre autre le respect de soi, des autres et de la planète ».

Alphabétisation des jeunes et des adultes, compétences pour la vie et le travail :

« Nous nous engageons à rendre effective l’utilisation de la langue maternelle avant le passage à toute autre langue nationale ou internationale dans les programmes d’alphabétisation ».

Colloque de l’UNESCO sur l’apprentissage tout au long de la vie (5 et 6 février 2015) :

« L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde » (Nelson MANDELA)

Le colloque était organisé par le Comité Mondial pour les Apprentissages tout au long de la vie (CMA).

Il a été rappelé que 750 millions d’adultes dans le monde ne maîtrisent pas les bases de l’alphabétisation, dont 64 % de femmes et sur ce dernier point la situation n’a pas évolué depuis la déclaration de JOMTIEN en 1990. Les zones rurales sont les laissées pour compte. Une progression de seulement 2 % sur les 15 dernières années peut être constatée.

Il a été entre autres proposé de mieux associer le formel et le non formel pour agir pour l’apprentissage tout au long de la vie.

S’agissant des TICE, il est souligné que si elles contribuent à renforcer les acquis, elles ne peuvent pas remplacer l’enseignement par le face à face.

Quelques priorités ont été retenues :

  •  Agir pour le vivre ensemble.
  • Lutter contre les obscurantismes.

  • Inscrire les actions dans une approche interculturelle.

  • Faire converger le formel et le non formel.

  • Faire les apprentissages dans la langue d’origine

 

Table ronde de l’AFD, « Recherche et développement » et « Education, formation, emplois » (4mars 2015)

Cette table ronde a été organisée dans le cadre d’un dialogue technique, informel et ouvert autour des stratégies d’universalisation du collège en vue d’approfondir la réflexion sur les facteurs clés, sur les stratégies envisageables pour hiérarchiser les enjeux de la mise en œuvre de ce nouveau paradigme inscrit au programme des ODD post 2015.

Principales questions abordées :

  • Massification des collèges : scolarité jusqu’à 16 ans mais quelle faisabilité financière.

  • Collège de proximité délocalisé ou grosses structures couvrant un secteur important ?

  • Transfert du modèle français actuel ? Début du secondaire ou continuité du primaire ?

  • Quel encadrement : professeurs de discipline ou polyvalents ?

  • Et l’enseignement mutuel ?

La massification des collèges, collèges en adéquation avec leur milieu, se donne pour visée le développement des compétences facilitant l’entrée dans la vie active.