GCB ABBIDJAN2016 06 07Grâce à mon ami Basile Guissou, ce mercredi premier juin j’ai pu avoir une audience avec le président du Burkina Faso Roch Marc KABORE.

Je lui ai présenté le REPTA ses orientations et ses activités. J’ai particulièrement insisté sur l’idée de créer un « Conseil National de l’Innovation pour la Réussite de l’Alphabétisation de Tous » (CNIRAT), Conseil placé sous sa responsabilité directe. Ce conseil serait composé de représentants de la société civile qui pratiquent déjà l’alphabétisation, de linguistes, de fonctionnaires des différents ministères concernés par cette action.

Nous avons évoqué quelques pistes sur la base du principe qu’on ne peut apprendre à lire et écrire avec succès qu’une langue que l’on maîtrise déjà bien oralement, ce qui n’est pas le cas du français pour la majorité des jeunes et des adultes du Burkina Faso.

  1. Décider que pour valoriser les langues nationales tous les formulaires officiels actes de naissance, actes de mariages etc… seraient publiés en bilingue langue nationale et français.
  2. Faire en sorte que tous les « lettrés » au-delà du Brevet soient formés à lire et écrire leur langue maternelle et puissent ainsi au cours de leur service national faire de l’alphabétisation en langue.
  3. Créer en ville et à la campagne des lieux d’alphabétisation pour jeunes et pour adultes.
  4. Utiliser les TICE dans toute la mesure du possible.
  5. Mobiliser la communauté des linguistes pour transcrire les langues qui ne le sont pas encore.

Après cette rencontre nous avons vu le Dr. Mathias SOME chargé de suivre l’application du programme présidentiel.

Il s’agit d’ici juillet de développer ces quelques pistes pour mettre ce conseil en place dès la rentrée.
Grâce à Lucile T
RAORE ma collègue enseignante au Lycée Français St Saint-Exupéry de Ouagadougou j’ai pu aussi rencontrer le Ministre de l’Éducation nous avons aussi parlé de l’importance de commencer à l’école primaire par apprendre à lire et écrire la langue que les jeunes parlent et d’apprendre oralement le français comme une langue étrangère ce qu’elle est pour la majorité d’entre eux.

Mais faire bouger l’Éducation Nationale est aussi difficile au Burkina Faso qu’en France.

                                                                                                Gabriel Cohn Bendit

Intervention au forum TIC de l’ADEA à Abidjan :