Logo REPTA sans visages

Depuis plus de dix ans, le REPTA expérimente en Afrique des solutions éducatives alternatives et apporte un appui aux organisations du secteur non formel de l’éducation. Il promeut les initiatives qui s’efforcent d’apporter des réponses adaptées dans les contextes spécifiques des populations. Dans la continuité de ces engagements, des priorités se dégagent des orientations d’action votées lors de la dernière Assemblée Générale.

En référence à sa charte, le REPTA propose d’agir :

– pour l’éducation et la formation des jeunes et des adultes, en particulier des femmes ;

– pour l’alphabétisation et la formation tout au long de la vie ;

– pour renforcer les compétences et les moyens des acteurs de la société civile, en favorisant la mise en réseau, le partage d’expériences et la capitalisation.

(voir l’article sur l’appui au non formel / appel pour l’éducation pour tous)

L’état des lieux établi à l’occasion des échéances de 2015 pour l’Éducation pour tous dresse un tableau préoccupant pour les pays d’Afrique subsaharienne. Malgré les efforts importants, les objectifs n’ont pas été atteints et le risque est grand qu’une reconduction des mêmes stratégies ne fasse que reproduire les mêmes résultats.

Comment le secteur formel réussirait-il demain et dans des conditions qui empirent ce qu’il n’a pas réussi hier ?

Le REPTA propose que soient renforcés les engagements pour soutenir le secteur non formel, qui s’adresse à près de la moitié des publics concernés. Les taux d’alphabétisation des pays dans lesquels s’implique le REPTA suffisent à donner une idée des échecs antérieurs et des urgences à venir.

(voir l’article sur l’alphabétisation)

Comment proposer des alternatives afin d’atténuer les difficultés constatées ?

« Promouvoir l’utilisation des langues africaines et le multilinguisme à tous les niveaux en définissant les modes d’apprentissage », « Entreprendre des approches innovantes en utilisant les TIC » : ces recommandations tirées de la déclaration de Kigali concordent avec les options prises par le REPTA.

La langue est le premier facteur d’inclusion ; communiquer et comprendre, agir, sont à la base de tous les apprentissages.

Nos propositions s’appuient sur le réseau d’acteurs progressivement mobilisés au sein du REPTA depuis sa création, en France et en Afrique afin de :

– promouvoir les langues africaines pour renforcer les apprentissages de base ;

– favoriser le multilinguisme pour ouvrir les possibilités d’insertion et de formation ;

– s’appuyer sur les TIC et les outils actuels au service de la pédagogie et de la formation, des échanges d’idées et pour réduire la fracture numérique ;

– développer sur ces thèmes les compétences locales.

C’est sur ces axes forts que nous mobilisons le réseau pour rassembler l’expertise, en France et en Afrique, tant sur les langues que sur les pédagogies alternatives, tant sur les ressources éducatives existantes que sur la création de contenus spécifiques adaptés. C’est ce projet que le REPTA propose aux membres du réseau et aux partenaires en France et en Afrique.

Nous proposons dans ce cadre :

– d’articuler les efforts autour de « Centres ressource », lieux d’appui mutuel, d’échange et de partage, d’initiative et de formation, au service des organisations pour un appui de proximité et une capitalisation des expériences réussies ;

– d’alimenter progressivement une plate-forme numérique permettant de créer et de mettre à disposition des ressources pédagogiques, dans les langues maternelles et en français, afin de favoriser les apprentissages.

C’est en renforçant le réseau et en l’ouvrant à de nouvelles compétences, en croisant l’apport des experts (linguistes, pédagogues, techniciens et décideurs) et des acteurs de terrain que nous nous proposons de construire ce projet pilote.