Nous lançons un appel pour l’éducation pour tous en Afrique.

voeux Repta 2016

Nous souhaitons que s’engage pour cette période « Post 2015 » une réelle prise en compte de tous les oubliés de l’éducation. Les efforts réalisés depuis quinze années ont certes permis certaines améliorations, mais l’Afrique de l’Ouest reste dans une situation particulièrement précaire par rapport aux autres régions du monde et elle peine à offrir à tous l’occasion d’apprendre.

LES INÉGALITÉS PERSISTENT

Les données de l’Institut de statistique de l’UNESCO nous dressent un tableau préoccupant, 58 millions d’enfants ne toujours pas scolarisés un tiers vivant dans un pays en guerre. 110 millions d’enfants et jeunes ne terminent pas leur cursus en 2015 essentiellement dans les pays à faibles revenus, ce qui est à rapprocher du dernier rapport publié par OXFAM sur l’inégale répartition des richesses dans le monde.
« Dans le monde les enfants des pays les plus pauvres ont quatre fois moins de chances de fréquenter l’école que les enfants les plus riches et la probabilité qu’ils n’achèvent pas le primaire est cinq fois supérieure » écrit L’UNESCO.

« Dans nombre de pays africains, l’incapacité à fournir partout des services éducatifs dans les zones les plus déshérités a fait naître diverses alternatives, « écoles de la rue », « écoles de coin de rue », « école d’initiative locale ». Le paradoxe est que ces structures créent une situation où les plus pauvres paient l’éducation pendant que l’argent public soutient les plus nantis » !

Prenons le cas du Mali, on y annonce que 58 % des filles et 50 % des garçons ne sont pas scolarisés. Une grande partie des jeunes en zone rurale est analphabète. Sur un million cinq cents mille filles en âge scolaire, nous apprenons que 93 % de celles qui n’ont pas été scolarisées n’iront jamais à l’école ! Il faut également souligner la question de la qualité des apprentissages, ainsi que celle de la formation des enseignants pour prendre la mesure des défis de cet « après 2015 » qui s’ouvre !

C’est le secteur non formel qui tente d’apporter une réponse aux « conséquences » de la situation. Tandis que les bailleurs soutiennent principalement un effort massif pour appuyer les états (manque d’équipements scolaires, manque d’accès, manque de formation, etc.), il nous paraît nécessaire de continuer à porter nos efforts sur les « oubliés », ceux qui sont restés ou qui resteront « sur le bord du chemin » !

Nous affirmons que c’est le secteur non formel, et la société civile qu’il conviendrait de soutenir davantage, afin de ne pas faire l’impasse sur des générations pour lesquelles il n’y a pas d’autre possibilité ni aujourd’hui, ni dans un avenir proche !

(voir l’appel sur le site http://repta.info/blog/appel-pour-leducation-pour-tous-en-afrique/)